Le gouvernement français annonce la création d'une identité numérique transportable sur n'importe quel support. Après avoir développé en secret ce protocole, le gouvernement entend le propager à travers la toile. Cela ressemble à un triste prélude pour la mise en place de la censure et du filtrage voulu par l'ACTA (1). Nous sommes persuadés que ce n'est qu'un premier pas vers une surveillance généralisée et la fin du droit à la vie privée. Puisque le secret semble être une constante de notre gouvernement, pourquoi les internautes n'y auraient-ils pas le droit eux aussi ?
La ligue Odebi dénonce cette volonté systématique de surveillance de l'individu. Aujourd'hui, c'est un simple code PIN associé à un certificat numérique et demain faudra-t-il insérer notre carte d'identité pour accéder à internet ?
Comme aux États-Unis ou le FBI surveille les livres que vous empruntez à la bibliothèque, nos dirigeants souhaitent connaître nos habitudes numériques. Il est bien évident pour nous que ce n'est pas sans arrières pensées au vu des dernières lois proposées pour museler internet (label presse, Hadopi, Loppsi bientot).
Comme pour l'HADOPI, la gestion de ce système sera confiée à des prestataires de services privés. Combien de temps faudra-t-il avant qu'ils ne vendent les données au plus offrant? Nous estimons que les lois existantes sont suffisantes pour procéder à l'identification des auteurs d'infractions et que seul le pouvoir judiciaire doit régler internet. Encore faudrait qu'il y ait suffisamment de policiers et gendarmes pour travailler efficacement. Eux seuls doivent être habilités à obtenir l'identification d'un internaute par l'intermédiaire d'un juge.
A force de confier les certifications, labellisations et recherches d'infractions à des prestataires privés nos dirigeants vont arriver à leurs fins: un internet soumis aux entreprises privées et livré à leurs milices.
L'excuse de la pédopornographie qui ne manquera pas d'être utilisée n'est pas plus valable pour ce système que pour la futur LOPPSI, ils ont depuis bien longtemps compris le principe du cryptage et des réseaux privés. C'est le père de famille qui est visé encore une fois.
De plus l'utilisation d'un mot de passe unique est source de risque puisqu'une fois cracké (cassé), il est possible au pirate d'accéder à tous nos sites avec celui-ci (2). Même associé à un certificat numérique, il met en péril la sécurité des internautes naviguant sur internet. Et une insécurité que nous devrons payer en plus.
Certes, il est dit que cette certification ne sera pas obligatoire, mais pourtant un passe-droit explicite : l'ordonnance du 8 décembre 2005 dont ce projet n'est que l'application : toute administration utilisant ce biais, donc toutes les administrations publiques au service de la population, sera maître des modalités d'utilisation du sésame, "notamment les modes de communication possibles. Ces modalités s'imposent aux usagers."(3)
Que penser de ce système alors que l'Assurance Maladie elle même refuse de centraliser les données médicales des assurés ? Sachant très bien le risque que cela représente. L'État ne semble pas bien saisir que dix fonctionnaires de police qui travaillent entre 35 et 45 heures par semaine ne font pas le poids contre un pirate qui reste sur sa machine plus de 100 heures par semaine.
Ce système, comme tout système informatique, est piratable et donc dangereux pour la protection de nos données personnelles.
Parce que nous pensons qu'Internet est le dernier espace de liberté d'expression.
Parce que rien ne garantit que les données recueillies ne seront pas utilisées sans notre accord.
Parce que nous n'avons pas à payer pour exister sur internet
Parce que l'état ne doit pas déléguer la question de la citoyenneté numérique à des entreprises privées
Et enfin parce que les 34 millions de français connectés à internet ont déjà une identité qui fait d'eux des citoyens à part entière.
Dès aujourd'hui refusons d'utiliser cette identité numérique.
Nous appelons tous les défenseurs des libertés fondamentales et du droit à la vie privée à ne pas faire usage de ce nouveau verrou numérique.
Nous appelons nos membres et nos sympathisants à la méfiance quant à la centralisation des données, surtout lorsqu'il s'agit d'entreprises privées à la solde d'un État dont les dérives autoritaires ne sont plus à démontrer.
Nous incitons enfin tous les internautes à ne pas faire usage de ce nouveau dispositif qu'est IdéNum et appelons à son boycott, purement et simplement.
Que les choses soient bien claires pour tout le monde : nous ne leurs donnerons pas nos mots de passe.
(1) http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-lopps...
(2) http://www.numerama.com/magazine/13823_1-un-seul-mot-de-passe-pour-plus-...
(3) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT0000060528...
























Mes clefs je les gardes sur
Mes clefs je les gardes sur moi, je ne les confient à personne et surtout pas à ce gouvernement de tocards.
Il est tout de même étonnant de voir des propositions pareilles alors que dans la majorité des internautes que nous sommes, nous savons très bien le retard qu'ont les clowns dirigeants de notre pauvre pays sur les technologies informatiques.
C'est simple, je n'utiliserais plus internet pour la CAF, la SECU, l'ASSEDIC, la banque...
l'état (les tas)
le discours de l'état concernant internet est sans ambiguitée, internet n'y apparait que comme un ramassis de dissidents, de voyous, de pirates (hisse et hô), de criminels, et de pedonazis mangeurs de chiens.
avec sa dernière trouvaille, idenum, ils vont labelliser le fait qu'internet est aussi un joli monde de bisournours dans lequel on peut mettre tous ses oeufs dans le même panier et les clés de sa vie privée entre les mains de la world company.
dans ces deux cas de figure deux types de populations y trouvent leurs compte, les méchants pirates qui ont un nouveau terrai de jeu, mais surtout les vrai méchants politicomiques fan de flicage à tout va, à commence rpar notre sinistre brice, son petit nicolas de copain et leur nouvel ami eric.
Hmmm
L'e-tas de droit(e) ou l'art et la manière de réinventer la roue carrée mal polie. D'ailleurs un firefox sait très bien gérer les identifiants à fournir par site... qu'est-ce que ce nouveau truc made in oceania, plus proche de l'OpenID que d'un trousseau de clés, va apporter concrètement de plus à l'utilisateur ? Rien, à part un traçage supplémentaire, inodore, incolore, indolore qui le rendra peut-être plus acceptable avec le bon coulis de peur ancestrale contre le pédo-nazi-terroriste de l'ultra-gauche. Mais de toute façon, que doit-on espérer de ce staff de politocards décatis et i-gnorants ? Ce bidule ne sera jamais utilisé, le citoyen sait déjà que moins il a à faire aux affaires de l'e-tas, mieux il se porte.
ça promet ...
dégoutante, cette infernale dictature et personne ne bouge....
infos relayée à l'instant sur mes sites et une chronique pour Odebi en préparation.